Les bénéfices d’une bonne cohésion d’équipe en entreprise

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Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite.

Henry Ford

La cohésion…

Allons droit au but ! Un bon travail d’équipe est difficilement atteignable sans l’implémentation d’un cadre ou d’une méthodologie bien définis pour cela. En effet, dans un environnement disposant de plusieurs profils hétérogènes, les managers ne peuvent malheureusement pas compter sur « le bon sens » des employés pour la création automatique d’un sentiment de cohésion inter-équipes. Ce sentiment de cohésion se fait au travers un travail continue de la direction dans le but de permettre aux équipes de mieux collaborer.

Les meilleures équipes sont celles qui comprennent pourquoi elles ont été réunies, ce qu’elles sont censées accomplir dans leur ensemble et le rôle de chaque membre de l’équipe. Ainsi, les employés collaborent mieux si les responsabilités sont bien définies mais surtout si ces derniers se sentent heureux d’appartenir au groupe en question. Si tel est le cas, les avantages pour l’entreprise sont évidemment loin d’être négligeables; en effet, les collaborateurs seront d’avantage productifs, communicatifs, confiants, motivés et loyaux. De ce fait seront générateurs de valeur pour l’organisation à laquelle ils appartiennent.

Comment arriver à cela ?

Ceci est souvent considéré comme étant le Saint-Graal par des managers-leaders en quête de performance ou de croissance de leur organisation. En effet, tout leader ne pouvant collaborer en équipe ou créer un sentiment de cohésion entre ses collaborateurs doit souvent se contenter d’un prix de consolation plutôt que de la médaille d’or. De ce fait, dans le but d’atteindre ce Graal, les managers adoptent de multiples techniques très connues comme  :

  • Bien définir les objectifs
  • Assurer une bonne communication
  • Développer les compétences et les talents des membres de l’équipe
  • Établir une organisation claire et précise
  • Instaurer un climat de confiance et de respect

Il est important de préciser que cette liste est loin d’être exhaustive et que les différentes techniques mentionnées ci-avant ont fait leurs preuves pour aider à améliorer le fonctionnement et les résultats d’une équipe. Malheureusement, leur implémentation se fait souvent sans les conditions nécessaires.

En effet, les études ont montré que la collaboration au sein d’une équipe repose principalement sur deux paramètres dont l’importance est très souvent sous-évaluée. D’après les études d’Emeric Kubiak, chercheur en psychologie, ces deux paramètre en question sont :

  • La puissance des liens/l’affinité « reliant » les différents collaborateurs.
  • La taille de l’équipe en question.

Allons un peu plus en détails..

Kubiak indique aussi que la relation cohésion-performance est bidirectionnelle. En effet, la cohésion permet à l’équipe d’être plus efficace et les équipes efficaces deviendraient plus cohésives. Il est donc nécessaire que tout manager comprenne cette toile relationnelle qui sera garante de la cohésion de son équipe. Il est important d’ajouter que cette structure relationnelle peut être constituée de plusieurs types de relations :

  • Une forte affinité/un lien direct entre 2 personnes
  • Un lien indirect entre deux personnes nécessitant la présence d’une personne intermédiaire
  • Des membres isolés

Plus le lien entre deux personne sera stable/fort, mieux sera la collaboration et de ce fait la qualité de travail produit par ces derniers. Toutefois, dans le cas où un lien direct est absent entre deux personnes, la collaboration entre ces derniers peut être facilitée par une ou plusieurs personnes extérieures. Cette personne extérieure établira donc un lien indirect entre les deux premières personnes. Quant au membres isolés, ces derniers sont ceux qui ne bénéficient ni d’un lien direct et ni d’un lien indirect avec l’équipe. En d’autres mots, ils sont extérieurs à la matrice relationnelle et quitteront logiquement le groupe en cas de conflit.

Et concrètement ?

Pour être synthétique et se concentrer sur ce qui est important, étudions un exemple. Considérons le cas d’une équipe composé de 4 personnes : A, B, C, D. Un lien direct relie A et B; B et C; C et A, alors que D est uniquement lié à A. Le core de l’équipe est donc composé de A, B et C. D reste néanmoins relié à l’équipe grâce à son lien direct avec A et ses liens indirect avec B et C. Etant donc relié entre eux, l’équipe composé de A, B, C, D bénéficiera d’une cohésion inter-membres qui en retour se matérialisera sous la forme d’un gain en efficacité.

Et la taille ?

Plusieurs travaux démontrent que la taille idéale d’une équipe performante est entre 4 et 6 personnes. Au dessus de ce nombre, les risques d’absence d’affinités entre les membres deviennent importants. En effet, l’hétérogénéité de profils en matière d’intérêts, de savoir-être, de savoir-vivre, etc. deviendrait trop grandes pour être régulée correctement. Une fois cette matrice relationnelle créée en prenant en compte les liens et la taille de l’équipe, les techniques mentionnées ci-dessus pourront être appliquées afin de mieux structurer et ainsi permettre un meilleur pilotage des différents projets de l’équipe.

En bref..

Pour mener à bien un projet, ils est important de disposer d’une équipe équilibrée. Ceci correspond à une équipe d’une taille appropriée où chaque membre constituant l’équipe bénéficie d’une relation/affinité forte avec ses pairs. Cette configuration résultera ainsi en un alignement des responsabilités avec les processus métiers et donc de productivité pour l’entreprise. En d’autres mots, la non-prise en compte du niveau de cohésion au sein d’une équipe équivaut à jouer à la roulette russe par rapport à la génération de valeur pour l’entreprise.

Bruno HERDLY
Bruno HERDLY
Directeur de l'activité conseil